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Lionel Mack, le nouvel entraîneur du FC Drusenheim, veut oublier le passé et redorer le blason d’un club qui se montre à nouveau ambitieux.
Après avoir connu une ambition démesurée puis ce qui pourrait s’apparenter à une descente aux enfers, le FC Drusenheim est en quête de renouveau.
À ce titre, le discours du nouvel entraîneur, Lionel Mack, se veut à la fois ambitieux et mesuré bien loin du cliché d’un club qui pouvait construire une équipe performante à grands coups d’euros.
« Le plus important pour moi, c’est l’aventure humaine, explique le jeune entraîneur de 36 ans. Il faut garder le côté convivial pour pouvoir vivre au mieux et être bien dans ses pompes et dans son club. »
À côté de ça, le coach ne cache pas son ambition et mise sur le travail pour emmener son équipe vers les sommets du football départemental.
L’une des armes favorites de ce fan du Racing et de l’Olympique de Marseille est la souplesse tactique qu’il met en place. « Mon équipe doit savoir jouer plusieurs systèmes et je suis capable d’en changer en cours de match, dit ainsi Lionel Mack. J’insiste également beaucoup sur la notion de bloc-équipe et si tout le monde peut être amené à défendre, j’aime aussi donner beaucoup de liberté offensive à mon équipe. »
L’ambition passe bien sûr également par le recrutement et, de ce point de vue-là, le FCD a bien tiré son épingle du jeu au cours de l’été.
« Le club a fait un très gros travail et c’est ce qui a permis de faire venir des joueurs comme Christophe Rodrigues, Ceyhun Bastas, Tristan Mack et quelques jeunes qui ont du potentiel », explique celui qui cherche son inspiration chez des entraîneurs comme Arsène Wenger ou Aimé Jacquet.
Malgré son jeune âge, Lionel Mack a déjà une dizaine d’années de banc de touche au compteur et il était déjà entraîneur en équipe jeunes à Drusenheim, Obernai et, plus récemment, il a coaché l’équipe senior de Gambsheim.
De son passage à Obernai, il retient (un peu) le pire et il se rend compte que ça peut « tourner au vinaigre pour pas grand chose même si ça fait partie du jeu », mais il en garde aussi le meilleur lorsque le football permet de tisser des liens et de forger des amitiés indéfectibles.
Thierry Grammer, qui a été « son compagnon de route, un modèle et un frère de cursus » et aussi son tuteur lorsque notre entraîneur passait le BEE1, est à ce titre un bel exemple de ce que le football peut apporter.
Pour l’heure, c’est Drusenheim et son championnat de D1 qui occupent tous son esprit. Avec des victoires à domicile contre Lauterbourg (2-0) et à Soufflenheim dimanche (3-1), l'affaire semble bien emmanchée.
Ça ressemble d’ailleurs à s’y méprendre à une certaine époque, pas si lointaine, où Drusenheim partant de loin semblait viser les sommets.
Pour Lionel Mack la comparaison doit s’arrêter là. « À l’époque où Monsieur Scheuer était président, il y avait 400 ou 500 personnes au stade. Je veux retrouver ça même si aujourd’hui les moyens du club sont loin d’être ce qu’ils étaient, insiste le technicien. Il faut sortir de cette spirale de mauvaise presse et parler du FCD pour ses résultats et pas pour autre chose. »
Pour ce faire, il tient à souligner que l’équipe est composée d’un noyau de jeunes du cru et surtout que le club peut s’enorgueillir d’avoir énormément de bénévoles « qui sont marqués par cette histoire » et qui méritent un projet sportif ambitieux.
Les premières notes sont jouées et, dans le grand ensemble du FC Drusenheim, Lionel Mack est à la fois chef d’orchestre et tourneur de page.
Il espère donner un récital de qualité même si par rapport à une certaine époque, ce n’est plus tout à fait la même musique…
LAURENT HICKEL