Un aboyeur qui a du chien
Romain Florindo est à 19 ans seulement le capitaine de l'AS Betschdorf et le chef de file d’une génération qui veut emmener son club vers les sommets.
A Betschdorf ça fait longtemps qu'on en parle mais, cette fois-ci, elle est belle et bien entrain d'éclore. La génération 1993 est doucement mais sûrement entrain de prendre le pouvoir pour le plus grand bonheur des supporters locaux. Ceux qui ont été champions d'Alsace en U17 il y a trois ans à peine et qui ont contribués à faire monter Betschdorf en promotion la saison dernière, portent aujourd'hui tout les espoirs d'un club en plein renouveau. Romain Florindo, du talent plein les pieds et la tête sur les épaules est le parfait représentant de cette bande de jeunes joueurs qui a très tôt pris l'habitude de gagner. "C'est un très bon relais sur le terrain, sérieux et qui donne toujours le maximum" dit de lui Jérémy Menges l'entraîneur de l'ASB. Ce joueur qui mesure 1,76M qui a toujours joué en défense se dit aujourd'hui "fier de porter le brassard" d'une équipe qui caracole en tête du groupe B de la promotion. "J'essaye d'être là pout tout le monde" explique celui qui est devenu par la force des choses un véritable leader. Pourtant, il n'y a pas si longtemps encore, lorsqu'il se faisait entendre sur les terrains de football c'était plutôt pour exprimer son mécontentement. "Etant jeune, j'étais un gros râleur sur le terrain, rigole-t-il. Mais mon père détestait ça à tel point qu'à une certaine période, il ne venait plus voir mes matchs. Mais grâce à lui j'ai réussi à me calmer et a devenir ce que je suis aujourd'hui sur un terrain". Il reconnait toutefois que son côté contestataire reprend encore quelque fois le dessus, mais uniquement "à l'entraînement ou lors de certains match amicaux" avoue-t-il.
Hormis sont père, ce sont bien sur également les entraîneurs qu'il a côtoyé sur son parcours qui ont façonné son caractère de battant. Parmi eux il se souvient notamment de Denis Kasper qui est le premier à lui avoir fait vraiment confiance, de Damien Steiner, et de Martial Marek qui était son coach en 13 ans DH puis en 14 ans fédéraux lors de son passage au FR Haguenau. "C'est l'entraîneur qui m'a poussé à mon plus haut niveau, il nous surprenait à chaque fois dans ses discours d'avant match, c'est quelqu'un qui savait se montrer psychologue et en même temps dur avec nous. Il m'a vraiment fait franchir un palier".
Alors qu'en début de saison l'objectif du promu était de terminer dans les six premiers, au vue des résultats actuels, du côté du club du président Jean-Claude Hof on doit forcément commencer à lorgner vers le haut. "Pendant la trêve on a revu nos objectifs et on à commencé à parler de podium, mais si on gagne les deux prochains matchs on pourra clairement envisager la montée" confie-t-il.
Alors jusqu'où peut aller Betschdorf ? Pour le jeune défenseur central la promotion d'excellence semble être un objectif raisonnable mais il explique aussi que "de viser l'excellence ici avec mon club n'est pas du tout choquant". Celui que l'on surnomme "One" en hommage à sa coupe un peu...tiré par les cheveux dans le style du groupe "One Direction" est en tout cas prêt à donner son cœur et aussi de la voix pour emmener son club vers les sommets.
LAURENT HICKEL
