Des voyages à but événementiel
Malgré la morosité ambiante et une économie en berne, Jérôme Scherrer jeune entrepreneur originaire de Kurzenhouse se lance dans le voyage évènementiel en rachetant des parts de la société Terres de Sport.
N’allez surtout pas lui dire que les temps sont difficiles. « Le sport et l’entreprenariat c’est l’école de la ténacité » explique Jérôme Scherrer âgé de 25 ans qui est également le manager du club de football d’Eschbach. Son parcours scolaire l’a mené du Séminaire de Jeunes de Walbourg jusqu’à l’Ecole de Management de Strasbourg en passant par la Dublin Business School et l’ESC à Troyes. Aujourd’hui, son pari est de développer la société Terre d’Alizée dont il a racheté 50% des parts à Pascal Droehnlé pour développer un marché qui devrait « drainer une cible très large » selon lui. « On s’appuie sur la société Terre d’Alizée qui existe depuis 10 ans et on propose trois concept explique celui qui est également dirigeant de sa société JS Stratège. Premièrement le voyage à but évènementiel sportif de type football, Tennis, NBA ou autre. Deuxièmement le voyage sensationnel du genre raid aventure. Et troisièmement le voyage destiné aux clubs pour des stages d’avant saison ».
Ce fan de sport en général ne veut surtout pas limiter son offre et il assure pouvoir s’adapter à toutes les demandes en couplant par exemple « une équipe qui part à Barcelone en camp d’entrainement et qui en profite pour voir un match au Camp Nou». Celui qui est également intervenant vacataire en école de commerce espère développer ses offres et se fixe d’ores et déjà des objectifs assez précis. « Je veux implanter terre de sport au sein du milieu sportif alsacien que ce soit en amateur ou au haut niveau. Dans un deuxième temps j’envisage bien sur une expansion sur le grand est » explique celui pour qui cette acquisition « représente un risque mais surtout un pari ». Si le succès d’une entreprise se mesurait à l’aune du dynamisme de son dirigeant, le pari serait d’ores et déjà gagné car Jérôme Scherrer est gonflé à bloc, et montre à lui tout seul que la morosité n’est pas une fatalité et que l’entreprenariat a encore de beaux jours devant lui…
LAURENT HICKEL (c) DNA