Arnaud Szymanski, qui entame sa deuxième saison à la tête du FC Steinseltz, fait le point sur la situation du club, quelques jours après avoir repris le chemin de l’entraînement.
Fin juin dernier, lorsque le championnat de Division d’Honneur rendait son verdict, le FC Steinseltz pointait à la 9e place du classement.
Même s’il avoue avoir quelques regrets concernant certaines rencontres, Arnaud Szymanski relève que l’objectif a été atteint. « Avant tout, on devait se maintenir et on peut donc être globalement satisfait en ce qui concerne le championnat », explique le coach, tout en soulignant que « la déception est venue des parcours en Coupe d’Alsace et en Coupe Crédit Mutuel où l’on s’est incliné contre Geudertheim et Seltz, des matches que l’on n’avait pas le droit de perdre ».
Pour résumer, sans être un grand cru, cette saison n’était pas non plus une piquette et, dans quelques semaines, les Vignerons seront encore une fois au rendez-vous du plus haut niveau alsacien. Les ambitions ? Pour Arnaud Szymanski, elles sont forcément limitées et en tout cas conformes avec les moyens dont ce club dispose aujourd’hui. « Au même titre que des clubs comme Oberlauterbach, on n’a pas d’arguments financiers et on doit faire avec les moyens du bord, explique le coach. Mais ce qui est sûr, c’est que tant qu’il y a des joueurs de la qualité d’un Olivier Felrath ou d’un Marc Kraemer, et de bons jeunes comme ceux qui sont là, on n’a aucune raison de ne pas prétendre à jouer en DH ».
Le recrutement à permis d’attirer quelques jeunes talents qui « correspondent à l’esprit du club », même si beaucoup d’autres ont décliné l’offre de rejoindre le nord de l’Alsace. « J’ai été assez surpris des réponses de certains joueurs contactés qui m’ont répondu qu’ils avaient peur de jouer en DH et d’autres encore qui ne veulent pas payer la cotisation (50 euros) ».
Steinseltz a également connu quelques départs de joueurs à l’intersaison dont certains ont marqué les esprits. L’emblématique Thierry Juncker s’est exilé en Allemagne, à Steinfeld, à quinze kilomètres de son club de toujours, ce qui n’a toutefois surpris personne puisque cela faisait plusieurs mois qu’un divorce à l’amiable était dans l’air. « Perdre Thierry, c’est perdre un joueur cadre du club qui part en ayant fait un choix de fin de carrière. Mais le club ne peut que le remercier pour ce qu’il a pu apporter durant toutes ces saisons », explique le coach, en évoquant également le départ de Thomas Blattner qui est « un coup dur pour nous car c’est un très bon joueur, qui de plus apportait beaucoup au groupe par son état d’esprit ».
Au rayon départ, on peut également noter le changement de président puisque Didier Burger a remplacé Thomas Kronenberger. Néanmoins, le coach souligne que Steinseltz continuera à être un club à part tant « qu’il ne perdra son âme car c’est ce qu’on a de plus précieux ici ». Tout en espérant que cette saison portera à nouveau la mention “grand cru”.
LAURENT HICKEL
Les nouveaux joueurs qui ont rejoint le FC Steinseltz cet été