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Le blog de Lorenzo

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Mes articles sports parus dans les Dernières Nouvelles d'Alsace (DNA) ou sur le site de la Ligue d'Alsace de Football (LAFA).


Zoom Hervé Juncker (FC Steinseltz) - Football.

Publié par Laurent Hickel sur 26 Novembre 2013, 07:55am

Un “artilleur” à la barre

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Photo (c) DNA - Cédric Joubert

Le FC Steinseltz, qui pointe à la dernière place de la Division d’Honneur, a appelé à son chevet Hervé Juncker, joueur emblématique s’il en est, qui aura la délicate mission de remettre en état de marche une machine grippée depuis le début de la saison.

 

Il fait partie de ces quelques joueurs du football alsacien qu’il est inutile de présenter. Combien a-t-il marqué de buts incroyables ? Combien de fois a-t-il été décisif pour son club de Steinseltz ?

Tant et tant de fois qu’il est impossible de résumer en quelques mots ce que le joueur a apporté à un club, auquel il est resté fidèle tout au long de sa carrière.

 L’homme d’un seul club

Son seul regret restera peut-être de ne pas « avoir été en pleine forme » lorsque les “Vignerons” sont allés fréquenter le temps d’une saison le CFA 2, même si l’un des meilleurs moments d’une carrière remplie à ras bord restera pour lui la rencontre contre le Racing.

Beaucoup d’entraîneurs lui ont fait les yeux doux, mais il était écrit qu’Hervé Juncker serait l’homme d’un seul club.

Et même si la tentation d’aller voir ailleurs si l’herbe n’était pas plus verte a existé, le cœur a parlé et, dans ces cas-là, la raison peut aller se rhabiller.

« D’un point de vue bonheur, je n’aurais pas pu vivre ce que j’ai vécu ici autre part. Je me souviens de mes débuts à 17 ans en équipe “Une” quand les anciens nous emmenaient au match, puis manger, puis en discothèque, raconte-t-il avec bonne humeur. On avait une super-entente et une super-ambiance. Je n’aurais pas vécu ça dans des clubs de ville. C’est pour ça que je ne suis jamais parti, c’est ici que j’avais tous mes potes. »

L’aventure s’était arrêtée un peu brutalement en mars 2012, lors d’une rencontre où deux mondes s’affrontaient.

Hervé Juncker s’était offert un baroud d’honneur contre le Racing malgré ses genoux en vrac avant de raccrocher définitivement les crampons.

La suite, c’est le manque et un vide, inévitablement, lorsqu’une page longue de vingt-huit années de passion se tourne d’un coup.

« Au début, c’était dur. Il fallait absolument que j’aille voir les matches et puis l’an dernier j’ai commencé à entraîner les U15 de notre Entente. Cette saison, je ne suis pas allé voir toutes les rencontres. »

L’ancien “canonnier” se mue en coach et, comme une suite logique, il va devoir mettre le costume de pompier de service alors que son club est au plus mal.

« J’ai été contacté par le président et par Lucien Stohr jeudi dernier, explique-t-il. Ils m’ont demandé si j’étais prêt à le faire et j’ai d’abord refusé vu que je viens d’être opéré du genou. J’étais bien avec les jeunes et j’aurais aimé faire encore une ou deux saisons, mais j’ai accepté pour aider le club. »

Faut-il alors s’attendre à une révolution ? « Au niveau de la composition, il n’y a pas grand choix et ça sera à peu près la même équipe que celle d’Arnaud (Szymanski). Je vais peut-être changer des choses pour utiliser les joueurs à leur meilleur poste, mais après, ça se joue à l’envie. Celle qu’il faut pour transformer les matches en victoires. »

« Pas là pour faire de la figuration »

La première a donné lieu dimanche à un match nul de bonne facture contre l’ASIM (1-1), un match au cours duquel, selon le nouveau coach, les joueurs « se sont bien battus et ont montré qu’ils avaient envie de gagner ».

Avec un effectif constitué en grande partie de jeunes joueurs, Steinseltz a une énorme marge de progression. « On manque de leaders, on n’a plus de pièce maîtresse comme moi, mon frère ou Blattner qui savaient donner le tempo », regrette-t-il.

Malgré tout, Hervé Juncker y croit dur comme fer et il fera tout pour montrer le cap à suivre.

« Je ne suis pas là pour faire de la figuration, je suis là pour réussir quelque chose », martèle celui qui allait toujours de l’avant sur le terrain et qui sait mieux que personne que c’est dans la tempête qu’on reconnaît les bons marins.

Le capitaine et ses matelots sont prêts pour partir à l’abordage d’une saison où ils ne veulent plus tirer à blanc, ça devrait être dans leurs cordes puisqu’il y a maintenant un artilleur à la barre

 

 

LAURENT HICKEL

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