« Ils nous étaient supérieurs »
A l’issue de la rencontre, on ne trouvait ni déception ni amertume dans le regard de Florian Hoerdt. L’imposant gardien du FC Seltz était fier du parcours de son équipe qui aura pu rêver d’exploit le temps d’une mi-temps avant de s’incliner sous les coups de boutoir d’un adversaire sérieux et appliqué.
La rencontre aura démarré à cent à l’heure pour le gardien du FCES. Dès les premières minutes, le Racing a pris son but d’assaut et après une série de corners, il a dû intervenir devant une frappe puis une reprise à bout portant d’Aguemon. « On a rapidement vu qu’il y avait un monde d’écart, que ce soit physiquement ou techniquement, ils nous étaient supérieurs A ce niveau-là, tout va beaucoup plus vite » reconnaissait-il en fin de rencontre. Pourtant, malgré cette mainmise, Seltz tient le choc jusqu’à ce que N’Doye ne donne l’avantage aux visiteurs sur coup-franc. Masqué, le jeune gardien âgé de 24 ans est battu pour la première fois mais jusqu’à la mi-temps ça va tenir, et les locaux parviennent tant bien que mal à entretenir la petite flamme de l’espoir. Le gardien va même s’offrir une ovation avant de regagner les vestiaires sur une envolée spectaculaire suite à un centre de Lienard. « A la mi-temps on y croyait, avec un but de retard on savait qu’on pouvait encore revenir » expliquait encore le goal qui va pourtant rapidement déchanter à l’entame du deuxième acte. Le but de N’Diaye puis la faute sur Lienard pour un penalty logique transformé par ce dernier enterrait les derniers espoirs seltzois. « Le troisième but nous a fait mal » reconnaissait-il encore avant de dresser le bilan d’une belle aventure qui appartient déjà au passé. « On n’a pas de regrets à avoir d’être sorti contre plus gros que nous ». Pour le FCES, la parenthèse enchantée se referme et le championnat reprend ses droits. « On va enchaîner avec un gros match contre la FAIG » explique-t-il avant de tirer un trait sur la coupe de France. « C’est une vrai fierté de voir toutes ces personnes qui sont venues, pour nous ce match était avant tout une fête »…
LAURENT HICKEL (c) DNA