Gros Plan sur L'AS Lichtenberg
On connait surtout de Lichtenberg son antique château, son cadre buccolique mais il y a également là, comme ailleurs le traditionnel club de football. Alain Scherrer le président de l'A.S.L depuis 23 ans dresse le portrait d'un petit club en manque de moyens mais qui, bon an mal an, s'en sort grâce à quelques passionnés.
Dimanche dernier l'AS Lichtenberg affrontait Mertzwiller pour la deuxième participation de son histoire à la coupe de France. Défait lourdement, le club cher au président Alain Scherrer devra attendre encore un peu avant de voir son équipe franchir un tour, " Pour nous, participer à la coupe de France c'est déjà une énorme fierté, rappelle-t-il, malgré les absents on a pris ce match comme un match de préparation".
Même si l'arrivée d'un nouvel entraîneur expérimenté a suscité quelques attentes, cette saison encore l'ASL visera surtout le maintien en deuxième division, "On a eu la chance d'attirer Steeve Schoenberger dans nos filets, se réjouit-il, il a évolué en DH à Montbronn et son expérience va nous apporter beaucoup, même s'il faut reconnaitre que les moyens ici sont très limités".
Le club qui compte une trentaine de licenciés et deux équipes possède des infrastructures vieillissantes, "Les vestiaires notamment sont très vétustes, se plaint-il, on a des projets de rénovation dans les cartons depuis 2003 mais pour l'instant la commune a d'autres priorités".
Difficile dans ces conditions d'attirer des joueurs talentueux, surtout quand on sait que des clubs comme Reipertswiller, Ingwiller ou Obermodern qui se situent dans le même secteur géographique n'ont pas ce genre de difficultés.
Pour la suite, le principal objectif du président est déjà de maintenir le club en vie, "on vit au jour le jour, chaque saison qui passe on se demande si ça vaut la peine de continuer, et puis finalement, c'est la passion qui reprend le dessus" lâche t'il.
Et d'ailleurs, n'allez surtout pas demander au Président de ce petit club crée en 1965 de citer l'un ou l'autre joueur ou entraîneur un peu plus méritant que les autres, " Pour moi chaque entraineur qui est passé chez nous mériterait la palme du bénévolat, s'enthousiasme-t-il, on n'a rien à offrir que notre amour du sport et tous ceux qui ont défendu nos couleurs ont marqué l'emprunte du club pour toujours". Laurent Hickel