L'enfant de la balle
Ludovic Baumann a grandi en ayant toujours un ballon à porté de pied ou de main. Issu d'une famille où le sport est à l'honneur ce baroudeur des terrains a toujours voulu vivre pleinement sa passion.
Depuis tout temps, quand on parle de sport chez les Baumann tout le monde a son petit mot à dire. Que ce soit le père, les trois sœurs, le frère ou la pléiade de nièces et de neveux de "Ludo", tout le monde tripote de près ou de loin la balle.
C'est tout naturellement à Eschbach qu'il fait ses premières armes. Il commence par une licence de footballeur mais il attrape très vite le virus du basket. "Tous les copains de l'école jouaient au foot et lorsqu'une équipe de basket s'est montée dans le village je n'ai pas hésité à me lancer et à faire les deux" , commence-t-il.
Les progrès sont rapides et le shoot de la main droite et aussi précis que la frappe du pied gauche. Logiquement les gros clubs du secteur viennent frapper à sa porte. "Vers l'âge de 15 ans, alors qu'en foot j'étais en contact avec Obermodern ou Haguenau, le basket va prendre de plus en plus de place, lâche-t-il. Avec l'équipe d'Alsace on finit troisième au championnat de France et à partir de là, les entraînements sport-étude à Sainte-Philomène, à Eschbach et en sélection d'Alsace ne me laissent que peu de place pour le foot", raconte celui qui va avoir 33 ans au mois d'août prochain.
A force de tutoyer le haut niveau dans sa catégorie d'âge, le club phare de l'Alsace du nord lui fait les yeux doux et il prend la direction du centre de formation de la SIG pour trois années consacrées pleinement au Basket.
A 20 ans, le meneur de jeu qui mesure 1,75m choisit d'aller à Haguenau en N3 mais très vite, les vertes pelouses se rappellent à son bon souvenir. "Au mois de février mon cousin Nicolas Treger qui joue en équipe 2 à Eschbach me demande de venir pour faire le nombre. Sans faire d'entraînements, je vais dépanner deux fois le dimanche matin et la troisième semaine je me retrouve en équipe une", dit-il tout sourire.
En basket, il y aura sept saisons à Haguenau avec en point d'orgue une remontée en N3, il y aura Schirrhein et puis comme une évidence, il y aura quelques années plus tard le retour au CSM Eschbach.
Mais avant ça, le football prend clairement le dessus à l'âge de 27 ans. "Je m'investi pleinement au football à Eschbach. Je joue alors en défense centrale ou à gauche, se souvient-t-il. On n'avait un groupe composé de gens du village pour vivre de très bon moments comme ce maintien en D1 arraché de justesse grâce à Lionel Lacroix qui était revenu de Lynx à l'intersaison. On se sauve de justesse et on a fêté ça au club comme une montée", lâche-t-il.
Aujourd'hui, alors qu'en football il ne joue plus qu'occasionnellement en équipe trois, ce boulimique de sport continue de vivre pleinement sa passion. Toujours joueur en basket en excellence départementale en équipe une à Eschbach, il cumule les mandats au FC Eschbach où son investissement est total . Membre du comité, entraineur des débutants et de l'équipe réserve des séniors, le F.C.E est au centre de toutes ses attentions. " Avec Gilles Weiss notre président qui s'investie plus qu'à fond, avec Lionel Bonneli avec qui je bosse depuis trois ans et avec l'ensemble du comité, le club a réussi à créer une véritable osmose entre les trois équipes sénior. C'est ce qui fait actuellement notre fierté et notre force à Eschbach" dit-il ravi.
Pour boucler la boucle, il faut préciser que cet éducateur dans l'âme avoue prendre énormément de plaisir à transmettre le flambeau aux plus jeunes. Que ce soit avec les débutants d'Eschbach, au séminaire de jeunes de Walbourg où il est assistant d'éducation ou tout simplement en famille avec ses neveux et nièces, l'enfant de la balle transmet la balle à l'enfant avec toujours la même passion.
Laurent Hickel