Une fois n'est pas coutume un article qui n'a rien à voir avec le sport sur ce blog...
Le messager du cœur
Le père Guy Gilbert était samedi après-midi à la salle Saint-Joseph de Marienthal pour y donner une conférence où se sont mêlés anecdotes, traits d’humours et messages d’amour.
La salle était comble. Il y avait là des jeunes et des moins jeunes pour écouter le Père Guy Gilbert personnalité charismatique comme on n'en fait plus. Le ton volontiers gouailleur et le verbe facile l'homme âgé de 77 ans a comblé son auditoire. Le thème du jour c’était la transmission de la foi et même si le sujet n'a été qu'effleuré par l'homme au blouson noir il est allé à l’essentiel en soulignant "qu'une foi sans acte est une foi morte".
Pour le plus grand bonheur des personnes présentes Guy Gilbert s'est surtout prêté au petit jeu des questions-réponses avec franchise et bienveillance. Que représente l'Alsace aux yeux de celui qui a tant voyagé ? "Chaque fois que je viens dans la région je fais très attention à ne pas mélanger l'Alsace et la Lorraine" lance-t-il sous forme de boutade. Puis, plus sérieusement il se dit "très impressionné par le sens de la parole donné de ce peuple libre".
Mais cet homme issue d’une famille de 15 enfants a consacré sa vie aux jeunes en difficulté et son discourt est forcément emprunt de cette expérience. Parmi les anonymes de la foule il y avait Abdelkarim de Geudertheim qui a passé deux année de sa vie à la bergerie de Faucon le lieu ou Guy Gilbert accueille les jeunes en difficultés depuis 1974. Abdelkarim avait tenu à être présent pour rendre hommage à celui qui sans-doute transformé sa vie. «À la bergerie j’ai appris à être autonome, le père Guy Gilbert c’est quelqu’un de cool qui sait écouter les gens et les aider ».
Auteur de pas moins de 35 ouvrages, Guy Gilbert explique que son action a toujours eu pour but de "donner un sens à la vie des jeunes et de leur permettre de vivre debout et libre". Pour lui le moteur qui l’a toujours fait avancer c'est l’amour. " Toute ma vie j'ai reçu beaucoup d'amour et je ne pouvais donc que le rendre" explique celui qui ne veut pas faire le bilan de l’action qu’il a mené pendant toutes ces années. "Vous ferez le bilan quand je serais mort" souri-t-il.
Celui qui est chevalier de la Légion d’honneur depuis 2005 ne s'explique pas sa destinée exceptionnelle. « Je me suis longtemps demandé pourquoi dieu m’a choisi et puis j’ai compris que dieu ne choisi pas les capables, mais il rend capable ceux qu’il a choisi » conclue-t-il simplement.
LAURENT HICKEL