"Marquer l'histoire du club"
Sacré champion du groupe A de la promotion à trois journée de la fin, L’AS Ohlungen et Jérémy Houde auront une belle carte à jouer en finale de la coupe crédit mutuel contre Herrlisheim (PE) Lundi soir à Hoerdt (17H).
Entre deux équipes qui joueront au même échelon la saison prochaine on peut légitimement se demander qui sera le favori de cette finale. Pour Jérémy Houde "Herrlisheim sera favori parce qu'ils jouent au-dessus", mais Ohlungen qui a largement dominé son championnat aura bien des arguments à faire valoir.
En tout cas, quel que soit le vainqueur, il s'agira d'une première car aucun des deux finalistes n'a jusqu'ici remporté ce trophée. L'enjeu est donc d'importance pour les deux équipes et le jeune kiné âgé de 24 ans ne s'y trompe pas. "Comme me l'a dit Hubert Steinmetz, si en plus de la montée on gagne la coupe on aura marqué l'histoire du club pour toujours, ça restera gravé parce qu'une saison comme celle là ça ne se reverra plus avant longtemps à Ohlungen ".
Tout donner pour ne pas avoir de regrets, tel sera le leitmotiv de celui qui se dit aujourd'hui "fier de porter les couleurs de son village" et qui est un habitué de ces rendez-vous de fin de saison. Lui qui jouera ce soir sa troisième finale en quatre ans sait mieux que personne que seule la victoire est belle. "Une finale n'est pas un bon souvenir quand on la perd comme on l'a fait avec Haguenau en 2009 contre Drusenheim", assène-t-il comme une évidence. "Par contre, je me souviendrais toujours de notre victoire contre Schweighouse l'année suivante et de la fête qui s'en était suivi au restaurant avec le président du FRH d'alors Alain Gieck".
Pour se hisser jusqu'à cet ultime rendez-vous, Ohlungen aura du se débarrasser de Kindwiller (5-0), de Schirrhein (3-1), de Gumbrechtshoffen (0-2) et de Wittersheim (2-0), n'encaissant comme à son habitude cette saison que très peu de buts. "C'est vrai que notre façon de défendre en équipe et de se replacer rapidement ont été notre grande force cette saison" pose-t-il en oubliant de dire qu'il a largement contribué à la solidité défensive de son équipe. Grand par la taille (1,96 mètre sous la toise) et énorme par le talent tout au long de la saison, il n'est pas du genre à tirer la couverture à lui. Il ne parlera que du collectif, de l'équipe, allant jusqu'à remercier avant chaque rencontre ceux qui l'ont aidé à grandir d'un petit rituel hérité de son enfance. "Lorsque j'étais petit j'avais toujours peur de perdre, j'avais la défaite en horreur et j'ai pris l'habitude de faire une petite prière juste avant les matchs", raconte-t-il. "J'ai à ce moment là une pensée pour mes parents, mon parrain, ma famille et pour mon grand-père qui jouait stoppeur comme moi et dont je sais qu'il serait fier de moi aujourd'hui", lâche-t-il en guise de conclusion.
LAURENT HICKEL