Le FR Haguenau et Cédric Stoll ont remporté ce samedi un titre qui leur tendait les bras depuis quelques semaines déjà. L’attaquant, arrivé du Soleil Bischheim l’été dernier, revient sur une saison pleine et se projette vers un avenir qui s’écrira sous d’autres couleurs.
C’est donc à domicile, devant un public qu’on aurait voulu voir plus nombreux que le titre de champion de DH est tombé dans l’escarcelle haguenovienne.
S’il était écrit par avance que cette équipe avait le talent nécessaire pour monter sur la plus haute marche du podium cette saison, on ne savait pas forcément si la mayonnaise allait prendre entre les anciens et les nombreuses recrues qui ont débarqué au Parc des Sports durant l’été.
Parmi elles, Cédric Stoll, arrivé avec l’étiquette de meilleur buteur de la DH remporté avec le Soleil Bischheim, a parfaitement rempli son contrat.
Si son compteur but est arrêté à douze unités pour l’instant, l’attaquant de poche a fait planer un danger permanent sur les défenses adverses tout au long de la saison.
Il s’est également et surtout parfaitement intégré dans un vestiaire qui s’est soudé au fil des rencontres, ce qui est aux yeux de l’attaquant de 32 ans, une des clés de la réussite de cette saison.
« Malgré ce qu’on pourrait penser avec la concurrence qu’il y a forcément entre les joueurs, il y a eu une énorme cohésion entre nous, explique-t-il. Le coach (Philippe Knobloch) a très bien géré le groupe et si on tourne aussi bien, c’est grâce à ça et c’est grâce à lui. »
Au-delà du titre remporté et de la finale de Coupe d’Alsace à venir, ce que Cédric Stoll veut retenir avant tout c’est l’aventure humaine durant son passage dans le club du nord de l’Alsace.
« J’ai vécu une très belle saison cette année, aussi bien avec les joueurs qu’avec l’encadrement souligne-t-il. J’ai appris à connaître des personnes enrichissantes et je ne regrette pas du tout le choix d’être venu ici cette saison. »
Le match qui l’a plus particulièrement marqué sur le plan personnel, c’est celui à Hégenheim début mars où son doublé avait permis de remporter une victoire précieuse contre un concurrent direct.
Mais pour lui, le déclic pour l’équipe a eu lieu à la mi-octobre à Molsheim lors de la rencontre épique contre la réserve du Racing.
Menés 3-1 et en infériorité numérique, les Haguenoviens étaient parvenus à renverser la vapeur et à l’emporter grâce à un slalom de Joey Bey à dix minutes du terme.
« Sur ce match, on a vu qu’on était costaud tactiquement, techniquement et aussi mentalement. On savait qu’on ne lâcherait rien et qu’on pouvait battre n’importe qui. »
Autre retournement marquant, la victoire contre Saint-Louis/Neuweg en Coupe d’Alsace alors qu’Haguenau était mené par deux buts à rien, a également été un déclic.
« Dès le départ, on savait qu’on avait une équipe très forte sur le papier mais ça, il faut le prouver sur le terrain. »
Et quand le mental va, le reste suit forcément surtout au sein d’un effectif pléthorique et bourré de talents.
Malgré cette réussite et les bons moments passés à Haguenau, Cédric Stoll va quitter le navire en fin de saison. Pas forcément le choix du cœur, mais plutôt le choix de la raison pour un joueur qui ne laissera que des bons souvenirs à Haguenau.
« Jouer en CFA2, ça ne m’aurait pas dérangé, mais je vais aller à Vauban la saison prochaine. Là-bas, on m’a proposé un projet pour l’avenir. Le travail et le côté familial ont compté dans ce choix. Je sais que je vais avoir les larmes aux yeux quand je vais partir mais c’est comme ça. »
Avant de tirer définitivement le rideau sur l’exercice en cours, Cédric Stoll assure que les matches contre le SC Schiltigheim II, Dinsheim et Oberlauterbach seront joués à fond.
« Se laisser aller, ce n’est pas notre genre », assure-t-il et ce d’autant moins que se profile la finale de la Coupe d’Alsace, le 29 mai prochain à Schiltigheim.
L’objectif principal maintenant, c’est de ramener le trophée à Haguenau pour la deuxième fois seulement de l’histoire du club après celle remportée en 1999.
On le sait maintenant, la bande à Philippe Knobloch ne lâchera rien et Cédric Stoll rêve, quant à lui, de soulever une troisième fois la coupe.
Elle lui permettrait de partir, la tête encore un peu plus haute.
LAURENT HICKEL