Jusqu’à la fin de saison, deux acteurs du football alsacien seront mis à l’honneur dans le cadre de l’opération « Bénévoles du mois » initiée par la FFF. Ce mois-ci, rencontre avec Catherine Mocquery et Stéphanie Adam.
De l’ambition à revendre

Catherine Mocquery œuvre à l’ASPTT Strasbourg depuis dix-sept ans, club dont elle est la présidente depuis trois ans. Elle travaille d’arrache pied pour continuer à faire avancer les choses malgré le manque de moyens et les difficultés du quotidien.
Elle a suivi le même chemin que beaucoup de parents qui accompagnent leur enfant au stade et puis qui s’investissent au fil des mois et des années chaque jour un peu plus. Catherine Mocquey a poussé son engagement jusqu’à occuper la plus haute marche dans l’organigramme du club. « Quand le président est parti, il n’y avait plus personne et je me suis proposée » explique-t-elle simplement. Que ce soit pour sa section football ou à l’omnisport, l’ASPTT est actuellement en pleine mutation. « Au départ l’ASPTT avait des salariés qui étaient détachés et qui avaient des jours de congé en plus pour les manifestations, les tournois ou autres. Depuis que c’est terminé, c’est de plus en plus dur de trouver des bénévoles » explique la présidente qui redouble pourtant d’énergie pour insuffler une dynamique nouvelle dans un club qui est actuellement 3ème du groupe F de la première division. « Notre objectif c’est de monter toujours plus haut explique-t-elle en souriant. Au niveau des jeunes, on espère que, comme avant on arrivera à revenir en promotion avec toutes nos équipes, c’est ça notre ambition première. Et aussi que les gens aient à nouveau envie de revenir à l’ASPTT ».
Pour la présidente, le club est à nouveau sur les bons rails alors que de nombreux problèmes l’empêchaient de se développer normalement. « Quand j’ai repris la présidence, il y avait des soucis avec certains jeunes et j’ai décidé de tout recommencer à zéro » explique-t-elle. Malgré la dynamique actuelle, le manque de bénévoles se fait cruellement ressentir ici peut-être plus encore qu’ailleurs. «On manque de bénévoles pour encadrer et pour s’investir. Certains ne peuvent pas à cause du travail et d’autres demandent une rémunération mais là je n’ai pas les moyens ». Qu’importe, Catherine Mocquery continue son petit bonhomme de chemin dans un club qui est entrain de trouver sa voie sous l’impulsion d’une présidente qui a de l’ambition à revendre…
Une passion grandissante
Stéphanie Adam est défenseur central à l'AS Blodelsheim, club dont elle est également la trésorière. A 28 ans elle espère apporter encore longtemps sa pierre à l'édifice d'un club où le football féminin est en plein essor.
Elle a pour ainsi dire toujours aimé le football mais elle ne pensait pas vraiment qu’un jour elle prendrait sa place dans la ronde. « J’aimais bien regarder le foot à la télé » commence t-elle avant d'expliquer comment elle est devenu joueuse à part entière. « Au club, on avait des pitchounettes et des poussines. Avec les mamans on a eu l’idée tout simplement en se disant qu'on aimerait bien jouer au foot nous aussi et on a créé notre équipe ». Cette saison, les féminines de l'AS Blodelsheim sont 9ème sur 12 de leur groupe de D1 ce qui fait dire à Stéphanie Adam que pour l'heure "c'est un peu dur" tout en ajoutant que "sur les 15 filles il n'y en a que 3 ou 4 qui avaient déjà joué avant". Pour elle le plus important et ce qu'elle retient avant tout de cette expérience encore un peu nouvelle, c'est que "jouer au foot ça fait du sport" et qu'il y a "une super bonne entente" ce qui est primordiale à ses yeux.
Son engagement au club de Blodelsheim ne s'arrête d'ailleurs pas là, pour celle qui est comptable de profession. Presque naturellement, elle est également entrain de devenir la trésorière du club. "Il y avait une personne qui s'en occupait mais elle est devenue présidente des jeunes. Elle avait pas mal de boulot et elle m'a demandé de reprendre ce que j'ai accepté avec plaisir". Petit à petit, Stéphanie Adam prend sa place dans l’échiquier d’un club où le football féminin est particulièrement bien représenté. L’AS Blodelsheim pourra, sans doute, compter encore longtemps sur celle qui les jours de match porte le numéro quatre dans le dos et qui prend plaisir à œuvrer au sein de son club. «Ce que j’aime c’est faire plaisir aux gens, au lieu de rester à la maison à ne rien faire. J’ai envie d’en faire plus pour le club » conclut-elle simplement, prise pas une passion qui semble grandir chaque jour un peu plus…
LAURENT HICKEL