Le miroir aux alouettes

HINTERFELD 0
HAGUENAU 14
Mi-temps 0-6. Arbitre : Mme Himber (Strasbourg) assistée par MM.Wendling (Geuderstheim) et Icel (Offendorf). 200 spectateurs environ. Les buts : Bey (17e'), Sonrel (21e', 47e') Ferkoun (23e'), Erbs (36e') . Immel (43e'); Rymis (45e'), Rischmann (52e'),Renckert (69e'),Zeidler (70e', 90e'+1), Gutfreund (80e'), Koch (84e'), Ouzouggate (89e'). Avertissements : Jacob (29e') à Hinterfeld ; Ouzouggate (66e') à Haguenau.
Louis Eyermann comme tout petit à l'heure d'affronter un grand, voulait croire en ses chances, "Un match de football ça se joue à onze contre onze et tout est possible, avait prédit le coach, tant qu'on aura pas prit de but on sera dans le match".
Hélas pour le suspens, le plan échafaudé par le tacticien local, qui avait positionné ses joueurs en" 5-4-1" n'a pas fonctionné bien longtemps. Après les premières approximations coutumières le premier but haguenovien est marqué par Joey Bey qui reprend un ballon contré par Klipfel suite à une tentative à bout portant de Erbs (17e').
Quatre minutes plus tard, une main dans la surface suite à une frappe de Sonrel donne lieu à un penalty que ce dernier transforme du plat du pied (21e'). Matthieu Moritz dit "turbo" seul en pointe et son équipe subissent et ne se créeront pour ainsi dire aucune occasion tout au long de la rencontre. Après le 3ème but marqué par Ferkoun (23e'), c'est le jeune Baptiste Erbs qui y va de sa réalisation (36e'), 17 ans à peine tout comme Geoffrey Zeidler qui marquera quant à lui un but de la tête (70e'), et un autre du pied (90e'+1).
Avant la mi-temps, Immel en force (43e'), puis Rymis (45e') enfoncent encore un peu plus le clou. Par la suite les filets n'en finissent pour ainsi dire jamais de trembler. Une frappe des 16 mètres de Sonrel (47e'), Rischmann en relais avec Rymis (52e'), Renckert de la tête (69e'), un coup-franc enroulé de Gutfreund (80e'), Koch suite à un dribble chaloupé (84e'), et un coup de tête de Ouzouggate (89e') font mouche. Après les trois coups de sifflet, Phlippe Klipfel le gardien local n'avait pas perdu son sourire, " On savait qu'on avait qu'une toute petite chance de passer . Mais si on était aussi fort qu'eux, on y serait nous aussi en DH". Comme toujours le petit a rêvé qu'il pourrait bousculer le grand, mais comme presque toujours cet espoir n'était qu'un leurre, c'est ce qu'on appelle un miroir aux alouettes. L.H
