Deux ans après avoir perdu en finale contre Oberlauterbach, Joël Schimpf et le FC Niederlauterbach rêvent d’inscrire le nom de leur club (face à Preuschdorf) pour la première fois au palmarès de la Coupe du Crédit Mutuel.
Une finale perdue, c’est un peu comme un rendez-vous manqué. Ça fait partie des souvenirs qui sont difficiles à effacer.
Et ce d’autant plus lorsque cette finale prend des allures de derby contre une équipe composée de joueurs qu’on connaît particulièrement bien.
C’était il y a deux ans tout juste et Joël Schimpf était allé ramasser le ballon cinq fois dans ses filets quand Niederlauterbach avait alors défié Oberlauterbach.
C’est pourtant un défi de la même ampleur qui attend les joueurs du président Baumann tout à l’heure contre l’US Preuschdorf qui vient de décrocher son maintien en Excellence.
« On sait que ce sera compliqué, ils jouent quand même trois divisions au-dessus. Si on pouvait déjà arriver aux penaltys, ça serait déjà pas mal », sourit le gardien de but âgé de 26 ans qui semble avoir une petite idée derrière la tête.
L’ultime épreuve, la guerre des nerfs, est ainsi une spécialité maison du FCN qui s’est hissé jusqu’en finale en gagnant trois fois aux tirs au but et en bénéficiant quand même d’un tirage assez favorable.
Allez, on refait le parcours qui commence fin octobre à Riedseltz contre une équipe qui évolue pour l’instant encore en D1, mais qui a fini à la première place de son groupe.
« Je me souviens qu’il faisait froid et qu’il y avait une grosse flaque d’eau devant mon but. On est mené au bout de cinq minutes de jeu et on arrive à égaliser vers la 70e. Après, c’est notre première séance de tirs au but et on gagne 4-3 », explique celui que ses coéquipiers surnomment “Schimpfez” à cause de la rime avec Barthez.
La deuxième étape, à la mi-décembre, n’est qu’une formalité à Drachenbronn, club qui évolue en D3. Malgré un début de match compliqué, c’est un score net et sans appel qui permet au FCN de passer au tour suivant (0-4).
Au printemps, fin mars à Rittershoffen, qui évolue en D2, il faut à nouveau en passer par l’ultime séance.
En effectuant deux arrêts, “Schimpfez” est à nouveau décisif. « C’était un des premiers matchs avec notre nouveau coach Thierry Haeussler et il nous avait dit qu’il n’était pas trop fan de la Coupe, sourit le gardien. C’était un match assez fermé. On fait 0-0 et mon cousin marque le penalty décisif, celui du 5-3. »
En quart de finale, c’est Schleithal qui fait les frais du réalisme des “Rouges et Blancs” (2-0) avant la demi-finale le 1er mai contre Altenstadt, première équipe hiérarchiquement supérieure. Match serré et difficile, mais une fois de plus, Niederlauterbach passera l’obstacle (devinez comment) après un 0-0 de bonne facture et un gardien impérial.
Alors, même s’il parait hasardeux de tout miser sur le 0-0 pour croquer l’ogre preuschdorfois, on devine quand même assez facilement le plan d’action que mettra en œuvre Niederlauterbach.
Tout sera fait pour rapporter la Coupe pour la première fois au village. Et puis, Joël Schimpf a, en plus du challenge sportif, une revanche un peu plus personnelle à prendre.
« Mon parrain, Damien Eisele, est supporter d’Oberlauterbach. Il y a deux ans, quand on avait perdu la finale, il m’avait dit de venir chez lui pour boire… à la Coupe. Cette année, j’espère lui rendre la pareille », rigole-t-il tout en rappelant que la finale se jouera justement à Oberlauterbach devant la famille au grand complet.
En foot, l’exploit est toujours possible et Joël Schimpf y croit. En attendant son heure, il touche du bois…
Niederlauterbach – Preuschdorf, aujourd’hui (17h) à Oberlauterbach
LAURENT HICKEL (C) DNA