La maturité en plus

Pour continuer à occuper le haut du pavé, le FR Haguenau de Joey Bey se doit de confirmer ses bonnes dispositions actuelles en remportant contre la FAIG sa dixième victoire en championnat.
Même si à première vue les forces en présence sont déséquilibrées, Joey Bey s’attend à une rencontre difficile contre un adversaire qui n’a pourtant plus gagné depuis six rencontres de championnat. «Je me rappelle du match allé et on avait eu beaucoup de mal à marquer le premier but, explique-t-il. C’est une équipe qui est bien en place défensivement, qui jouent bien les coups et il faudra donc qu’on marque le premier but pour avoir ensuite plus d’espace pour développer notre jeu ».
Après un match nul décevant contre le Soleil Bischheim, Haguenau a repris ses bonnes habitudes en allant arracher des victoires précieuses à Schiltigheim (3-4) puis à Koetzingue (1-2) . « A Schiltigheim je manque la balle de 3-0 et sur des actions litigieuses ils reviennent au score avant qu’on ne trouve les ressources pour mettre le quatrième ». Le schéma est peu ou prou le même à Koetzingue mais c’est cette fois en infériorité numérique après l'expulsion de Franck Zimmermann que les rouges parviennent à marquer le but victorieux en fin de match. Des victoires au finish qui font du bien au moral et qui ne doivent surtout rien au hasard selon le milieu de terrain de 25 ans. « On a fait une très bonne préparation physique et même pendant les match allé on a souvent fait la différence en fin de rencontre. Notre groupe ne lâche jamais rien, on est soudé et même si le score est nul à cinq minutes de la fin on sait qu’on peut encore gagner».
Composée essentiellement de jeunes joueurs l'équipe de Philippe Knobloch prend de la bouteille au fil des rencontres ce qui est de bonne augure pour une fin de saison qui s'annonce aussi incertaine que passionnante.
De son côté, Joey Bey semble également avoir franchi un palier ces derniers temps. Ce guerrier dans l’âme a sur les terrains la réputation d’être un coléreux qui s’emporte facilement et qui voit jaune plus souvent qu’à son tour. «Je n’aime pas perdre et c’est vrai qu’avant j’étais un peu un feu follet et que je voulais tout faire mais depuis le début de cette saison je suis beaucoup plus calme» explique-t-il à ce propos. Le discourt de Philippe Knobloch qui incite depuis le début de saison ses troupes à garder leur sang froid y est sans doute pour quelque chose mais Joey Bey voit également une autre explication à cette évolution. La naissance du petit Nolan à l’été 2011 a été un tournant dans sa vie d’homme et le footballeur y a gagné en sérénité. Pour clore le chapitre familial, Joey Bey n’oublie pas de rendre un hommage à ses parents pour les sacrifices qu'ils ont consentis lorsqu’il était encore un footballeur en herbe, lui qui est aujourd’hui un joueur d’expérience avec la maturité en plus…
LAURENT HICKEL
