Un homme dans le match avec Loïc Corneille
Avec le talent et le calme d’un vieux briscard, Loïc Corneille âgé tout juste de 19 ans s’est imposé comme un des grands bonshommes de cette finale. Multipliant les arrêts, c’est lui qui a permit à Haguenau de rester dans le match pour l’emporter au finish.
À l’image de ce qu’il a montré tout au long de la rencontre, Loïc Corneille est resté stoïque aux trois coups de sifflets finals. Logiquement, le camp haguenovien s’est quelque peu embrasé, c’était la fête avant la fête au milieu de cris de joies mais le gardien est resté fidèle à lui même. Aussi calme qu’il l’aura été tout au long de la rencontre, il a analysé tranquillement et toujours avec le sourire une rencontre où les occasions de s’illustrer ont été nombreuses pour lui. La coupe d’Alsace c’était son domaine réservé cette saison. Philippe Knobloch avait décidé dès le mois d’août que Pierre Ebede serait le titulaire en championnat et que le jeune Corneille prendrait sa part de lumière en participant à la coupe d’Alsace. Celui qui a d’ores et déjà re-signé à Haguenau pour une année supplémentaire se donne encore un peu de temps pour grandir tranquillement à l’ombre du camerounais. «Je suis encore jeune, j’ai encore un peu le temps explique-t-il à ce sujet. Il me donne pas mal de conseils, il a été pro, il suffit de le regarder faire pour apprendre. »
Pour préparer sa finale, le gardien n’a rien changé à ses habitudes. « J’ai fait pour ce match comme pour tous les autres, sans pression. Ça n’est que du foot, il faut se faire plaisir » sourit celui qui n‘est pas du genre à se prendre la tête. Dès les premières minutes, plusieurs ballons chauds ont atterri dans sa zone mais l’homme au maillot rayé jaune et noir s’en est sorti sans encombre. Sous un soleil radieux, le premier acte n’a pas donné lieu à des occasions vraiment franches mais Corneille est intervenu sur quelques coups-de pieds arrêté de Gaétan Weissbeck et quelque centres. Après la pause, ce n’est plus vraiment la même histoire. Dès la reprise, Onwuzurumba se retrouve seul face au but mais l’attaquant du Racing manque le cadre (49e’). « Celle-là, il doit la mettre » dira le portier haguenovien qui allait commencer son show. Les parades sur les tentatives de Weissbeck (61e’ et 67e’), Caci (74e’) et Sanogo (76e’) vont permettre à des haguenoviens de plus en plus dominés de rester dans le match. Adrien Onega sorti du banc fera le reste permettant au FRH d’étoffer un peu plus son palmarès. « Ce match clôture une belle saison, tant en équipe deux qu’en équipe une » conclura jovial l’homme du match avant de retourner au vestiaire d’un pas tranquille. Sans trompette ni tambour en véritable héros, mais toujours très discret…
LAURENT HICKEL (c) DNA
