«Rodrigol » en redemande
Christophe Rodrigues attaquant et capitaine du FC Drusenheim âgé de 35 ans se voit encore jouer quelques années. Pour l’heure, il veut aider son club à satisfaire son ambition retrouvée.
Pour lui, comme pour tant d’autres, le ballon a joué un rôle prépondérant dans son existence. Qu’aurait-été la vie de Christophe Rodrigues s’il n’était pas tombé dans la marmite du ballon rond dès son plus jeune âge ? Il n’en a pas la moindre idée, parce qu’une passion quand elle est chevillée au corps, ça change forcément une destinée. Repéré très tôt avec son frère jumeau Jeremy, celui qui a tapé ses premiers ballons au FC Bischwiller, passe par le FR Haguenau avant de filer au centre de formation du FC Sochaux dès l’âge de 14 ans. « Quand on était à Sochaux on était cadrés, réglés, on a appris à faire tout le temps attention se souvient-il. Tu ne sors pas, tu ne bois pas, tu ne fumes pas, forcément, ça forge un caractère. »
Malgré les exigences inhérentes à la formation de haut niveau, celui qui a toujours joué attaquant aime à se rappeler de cette période bénie qui s’est pourtant arrêtée brutalement pour lui. Contrairement à son frère Jérémy qui va passer professionnel, il ne réussira pas à franchir le pas. « Tu caresses un rêve, mais tu ne fais que le caresser déplore-t-il avant de préciser qu’à l’époque il y avait une grosse génération au FCS. « C’était l’époque des Meriem, des Pedretti et autre, pour moi ça a été difficile, surtout la coupure avec mon frangin. »
Celui que d’aucun surnomment « Rodrigol » descend d’un cran, refait une pige au FR Haguenau en CFA2 avant de connaître le top du foot amateur au SV Linx. « Les plus beaux souvenirs de ma carrière ça a été les deux montées avec Linx évoque-t-il. Il y a un tel engouement en Allemagne, je n’ai jamais retrouvé ça en France. »
Pourtant après quelques années passées en Allemagne, il décide de rejoindre le FC Drusenheim alors en deuxième division départementale, un choix qu’il assume aujourd’hui pleinement. « Mon plus grand plaisir ça a été Drusenheim du temps de la présidence de M.Scheuer insiste-t-il même. On était attendu partout, c’était une belle période. »
Une période où l’on surnommait Drusenheim le « FC Chelsea » qui est bel est bien révolue même si Rudy Scheuer est toujours sponsor du club. « Il ne s’occupe plus de rien mais c’est un compétiteur, quand une équipe porte le maillot Fuchs, c’est une équipe qui doit gagner» précise encore celui qui est aujourd’hui cadre chez Fuchs Industrie. Pour lui, le FCD s’appuie aujourd’hui plus que jamais sur les valeurs traditionnelles du football amateur pour se montrer ambitieux. « Il y a des très bons supporters, de très bons dirigeants des bénévoles comme Joël Ober qui apportent beaucoup » poursuit-il. Le club est en parfait état de marche et ce n’est en rien un hasard s’il occupe aujourd’hui la première place de son groupe de promotion.
« C’est vrai qu’on fait un très bon début de saison acquiesce Rodrigues. Roger Hamann a apporté la rigueur défensive qui nous manquait l’année dernière. Même si on a quelques blessés pour la phase retour, notre objectif est toujours la montée. »
Avant de raccrocher les crampons dans quelques années, Christophe Rodrigues aimerait refaire une pige avec son frère Jeremy et son meilleur ami Valery Iscru qui est le parrain de son fils et son meilleur ami. Après il restera à proximité des pelouses, peut-être en tant que coach mais le ballon rond continuera à faire parti de sa vie. Il n’imagine pas un instant se passer de sa passion, il faut dire que le foot lui a tellement apporté que « Rodrigol » en redemande…
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