NEUF MINUTES FATALES
ESSOR BRESSE SOANE 6
AS OHLUNGEN 0
Stade des belouses. Arbitre M.Lavigne assisté par MM.Koehler et Peugnet.
Mi-temps : 4-0. 500 Spectateurs environ.
Avertissements : Clauss (31e'), Zerr (44e'), Sanchez (50e') à Ohlungen.
Les buts : Catherin (14e', 19e', 23e', 64e'), Berry (40e'), Gambey (89e') pour Essor Bresse.
ESSOR BRESSE : L.Vaissaud, Castanheiros, Martins, Chatelet, Diochon, Gambey, Berry, De Almeida (Charvet, 80e'), Catherin, R.Vaissaud, Servignat (Pasquet, 55e')
Entraîneur : Fabrice Roux.
OHLUNGEN : Mildenberger, Hickel, Danelon 'Eppinger, 67e'), Felten, Clauss, Zerr (Giardini, 67e'), Pothier (Peters, 46e'), Sanchez, Kircher, Frauli, Sattler
Entraîneur : Dimitri Picot.
C'est la fin de la belle aventure pour l'équipe de l'entente des Vallons qui s'incline logiquement après être passé complètement à côté de son début de match. Les petits pouces en jaune et bleu ont pris trois buts en neuf minutes en début de rencontre et n'ont jamais pu s'en remettre malgré quelques bonnes opportunités. Le long trajet en bus et l'arrivée sur place seulement quarante minutes avant la rencontre ont sans doute pesés dans la balance pour l'équipe de Dimitri Picot au bord de l'asphyxie dès les premières minutes de jeu. "On ne prend pas de risques" était le dernier conseil du coach à son arrière garde qui allait être tout de suite sous haute pression. Après quelques escarmouches le petit numéro neuf bressan a commencé son festival qui allait être fatal aux alsaciens. Un ballon anodin mais un rebond hasardeux qui trompe la défense locale permet à Étienne Catherin de prendre la poudre d'escampette et d'ouvrir le score dans une ambiance évidemment électrique (1-0, 14e'). Dans la foulée Clément Kircher a l'occasion de rétablir la parité mais le gardien local est à la parade juste avant que Catherin n'enfonce le clou. Tout le monde s'attend au centre sur ce coup franc aux 25 mètres légèrement excentré mais le jeune attaquant frappe directement et Mildenberger glisse sur ses appuis et se fait surprendre (2-0, 19e'). Quatre minutes plus tard l'attaquant est à la réception d'un centre et s'impose dans les airs pour un troisième but qui prend des allures de point final (3-0, 23e'). C'est pourtant là que les jaunes vont se créer plusieurs occasions qui auraient pu relancer l'affaire. Lucas Frauli, Clément Kircher, Paul Pothier puis surtout Maxime Sattler qui réussit le contrôle parfait après une longue ouverture de Maxime Hickel manquent de réalisme dans la finition. Les locaux laissent passer l'orage avant de revenir doucement mais sûrement dans le match pour augmenter encore leur avance avant la mi-temps par l'entremise de Berry qui marque du plat du pied (4-0, 40e'). La deuxième période sera anecdotique, les joueurs de la présidente Muriel Acker qui avait fait le déplacement continueront de lutter jusqu'au bout mais les Bressans toujours aussi réalistes ajouteront deux buts au compteur. "On a été très bien accueillis ici, maintenant les joueurs vont avoir droit à une trêve bien méritée concluait Laurent Bildstein le coordinateur sportif de l'entente. Malgré Le vent contraire nos joueurs sont restés dignes jusqu'au bout, espérons que cette aventure les aidera pour accrocher le maintien en DH ce qui reste l'objectif de la saison..."
LAURENT HICKEL (c) DNA
Voyage au bout de la nuit
Ce dimanche l’équipe de football de l’entente des Vallons a effectué un voyage de plus de 900 kilomètres aller-retour en bus pour jouer un 64ème de finale de la coupe Gambardella.
Entre le départ qui s’est effectué à 6H au clubhouse du stade à Ohlungen et l’arrivée au même endroit à 23H30, les cinquante personnes qui étaient du voyage auront passé une douzaine d’heures dans le bus. Il y avait là des parents, des supporters, le staff technique et bien sûr les joueurs qui allaient représenter l’Alsace en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Il faut dire que l’évènement était historique puisque les U19 de Dimitri Picot qui étaient parmi les six rescapés alsaciens à ce stade de l’épreuve. Au cours des premiers kilomètres les discussions allaient bon train et le ballon rond revenait invariablement se glisser dans les conversations tout comme la rencontre du jour. Au fil des minutes la fatigue prenait le dessus et seules quelques ronflements troublaient encore le silence jusqu’à 8H30, heure à laquelle s’effectuait le premier arrêt.
Avant l’arrivée à Auxey-Duresses en Côte-d'Or pour la deuxième étape de la journée, Sacha, le capitaine de l’équipe, a boosté l’ambiance jusque-là feutrée avec son « sound système » portatif.
C’est à onze heures sonnante que le bus s’est arrêté devant le restaurant La Crémaillère dans un pays où les vignes s’étendent à perte de vue. Tandis que la tablée des accompagnateurs mettait les vins de Bourgogne à l’honneur, les jeunes joueurs dont les visages commençaient à se fermer, ont dégusté le repas qui était annoncé « sportif pour tout le monde » par Muriel Acker. A la sortie du restaurant le planning s’annonce serrée puisqu’il reste encore pas mal de route à faire et que l’heure du match, programmé à 14H, s’approche à grands pas. A l’arrière du bus pourtant aucune inquiétude dans les rangs des joueurs qui s’éclatent en reprenant à tue-tête un ancien tube d’Indochine.
A partir de là tout s’accélère. Le bus arrive au stade à 13H20 sous un ciel gris à perte de vue et une pluie qui semblait redoubler d’effort. Plus de cinq cent spectateurs s’était massés dans le petit stade champêtre de Saint André de Vagé et le moins que l’on puisse dire c’est que les espoirs des jeunes joueurs de l’ASO ont rapidement été douchés. Prenant trois buts dès l’entame du match pour perdre finalement par six buts à rien, le rêve aura rapidement viré au cauchemar.
Le retour s’annonçait aussi maussade que la météo mais les jeunes joueurs de l’entente des valons ne l’entendaient pas de cette oreille. Après quelques kilomètres, les chants ont repris de plus belle à l’arrière du bus. «Nos adversaires ont mérité la victoire. J’espère que cette aventure restera gravée dans la mémoire de nos joueurs qui ont montré un bel état d’esprit» concluait Muriel Acker tandis que le bus effectuait ses derniers kilomètres signant ainsi la fin d’une belle aventure et de ce voyage au bout de la nuit…
LAURENT HICKEL (c) DNA






