Du cœur et du talent !
SCHIRRHEIN 2
HAGUENAU II 2 (4-5 tab)
Stade Municipal de Wittersheim. Mi-temps : 2-1. 700 Spectateurs environ. Arbitre M.Fritz assisté par MM.Noe et Turgut.
Les buts : A.Reppert (5e’), Courdavault (24e’) pour Schirrhein ; Schwerer (45e’, 87e’) pour Haguenau.
Avertissement : Bouquiaux (74e’), Adam (82e’), Tonon (90e’+2) à Schirrhein ; Nunoo (37e’), Apraku (45e’+1), Zeidler (64e’), Schwerer (87e’) à Haguenau.
SCHIRRHEIN : Jover, Rischmann (c), Kurt, Roecklin, Tonon, Guetaffi, Adam, Bouquiaux, Courdavault, A.Reppert, I.Reppert (Strohmenger, Schmitt, Granmasson). Entraîneur : Johny Roecklin.
HAGUENAU : Corneille, Nunoo, Kistler, Beller, Zeidler, Schatz, Schwerer, Kirchberger, Apraku, Loison, kistler (Amrouh, Alfarela, Ulrich). Entraîneur : Arnaud Szymanski.
Le FCE Schirrhein s’incline pour la deuxième année consécutive en finale de la coupe Crédit Mutuel devant une jeune équipe haguenovienne qui aura su renverser une rencontre qui était très mal engagée. Ils peuvent s’en mordre les doigts de l’avoir laissé filer celle-là, tant les occasions de tuer le match ont été nombreuses. Alors qu’est ce qui a cloché ? C’est simple, en face, il y avait le grand, l’immense Loïc Corneille qui a maintenu son équipe au-dessus de la ligne de flottaison presque à lui tout seul alors que le bateau tanguait tellement qu’on se demande encore comment il a fait pour ne pas couler. « Vous avez remercié votre gardien de but ? » demandait Albert Gemmerich à l’équipe haguenovienne juste avant la cérémonie de remise du trophée. Et c’est vrai qu’ils peuvent lui dire merci mais n’oublions pas que devant aussi il y avait un petit bonhomme qui a su faire une grande différence. Haguenau s’est crée peu d’occasions franches et Jordan Schwerer a su en convertir deux, il mérite lui aussi une mention spéciale au sein d’une équipe où tout le monde a apporté sa pierre à l’édifice car le talent individuel ne s’exprime qu’au sein d’un collectif. Il est temps de rembobiner tout ça pour voir Alain Reppert puis Florian Courdavault à la finition de deux contres assassins donner rapidement un avantage confortable à Schirrhein (2-0, 24e’). Jusque-là, l’équipe d’Arnaud Szymanski n’y est pas vraiment même si quelques ballons envoyés dans la surface par Pierre Schatz ou Nicolas Loison auraient surement mérités un meilleur sort. En face c’est du solide, et on ne se pose pas de questions, on joue vite vers l’avant et on ne fait pas dans la fioriture. Peu après le deuxième but, A.Reppert s’échappe encore suite à une longue ouverture de Roecklin, mais le petit ballon lobé manque le cadre de peu (27e’). Juste avant la mi-temps, c’est pourtant Jordan Schwerer qui va rallumer la petite flamme de l’espoir, suite à un numéro de Nicolas Loison et à un centre au cordeau que le jeune milieu haguenovien reprend en s’arrachant dans une forêt de jambes (2-1, 45e’).
Tiens, tiens, ils sont encore là, tant mieux pour le suspens mais après la pause, le suspens à failli en prendre un coup à plusieurs reprises. C’est là, alors qu’Haguenau joue bien mais que Schirrhein est efficace en contre, que Corneille va faire son show. On vous la fait courte mais I.Reppert (49e’), Tonon (50e’ et 67e’), Rischmann –penalty !- (63e’), Bouquiaux (66e’), A.Reppert (71e’) puis Courdavault (80e’) ont tenté de loin, de près, de la tête, du gauche, du droit et du tibia avec à chaque fois le même résultat : la parade de Corneille. Evidemment, les uns commencent à douter et les autres prennent confiance et comme souvent dans ces cas-là, les uns finissent par s’en mordre les doigts. Apraku donne un petit ballon dans l’intervalle à Schwerer côté droit, ce dernier passe devant le défenseur et trouve un petit filet opposé qui fait mouche au meilleur des moments (2-2, 87e’). Pour finir, séance de tirs au but, tout le monde marque jusqu’au cinquième tireur Pierre-Luc Adam qui met le ballon au-dessus avant que Aziz Amrouh ne termine le travail. «On y est allé sans pression, on avait rien à perdre et on a surtout rien lâché » expliquait le héros du jour après la rencontre. Pour les houblonniers c’est le neuvième trophée, un trophée arraché du cœur et du talent !
LAURENT HICKEL (c) DNA







